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LUMIERE INTERIEURE

Par Paul DUPONT

De nombreuses personnes, quand vient l’automne, se sentent plutôt mélancoliques, quand ce n’est pas complètement déprimées. Il est bien admis que c’est le manque de lumière solaire qui affecte notre moral. Mais s’est-on posé la question de savoir si cet état là est dû à la faiblesse de la lumière automnale ou si c’est parce que l’on reste calfeutré chez soi ? Par analogie, n’y a-t-il pas un phénomène semblable avec les personnes qui manquent d’une sorte de lumière intérieure ? Ne serait-ce pas leur mental qui obscurcit leur psychisme en fermant toutes les fenêtres de l’âme par des pensées négatives ?

De la même façon, on nous parle de la pollution environnementale qui provoque la maladie. Et c’est un fait bien réel car il y a malheureusement dans notre corps autant de produits chimiques à éliminer que toutes ces bouteilles et sacs plastiques qui polluent notre environnement. Mais, si on continue en comparant la pollution par les plastiques à la pollution par les mauvaises pensées, on pourra dire : « Cessez de vous remplir de ce qui encombre l’intérieur de vous-même ». La seule façon de se débarrasser de ces plastiques encombrants, c’est bien de les brûler. De même, le seul moyen d’éradiquer le mal-être, c’est de consumer les idées sombres en appelant tout simplement en nous des sentiments lumineux. Pour cela, il faut ouvrir les fenêtres à l’expression de l’âme. Parfois, me direz-vous, c’est très difficile, surtout en raison de la solitude. Celle-ci est moins lourde à porter pour qui a une vie spirituelle, pour qui consacre une partie de son temps à la méditation et à la contemplation, en s’inspirant des personnes qui entrent dans un monastère, acceptant de faire le deuil, de leur vie matérielle.

Certes, on est là confronté à une forme de solitude. Mais elle n’est rien comparé à celle de l’âme, confinée dans la prison dans laquelle le mental la cloître. Pour ne pas se laisser enfermer, il faut éviter de rester centré sur soi, il convient de stopper les idées qui nous ramènent à nous-même et au contraire essayer de trouver une occupation qui soit utile aux autres tout en faisant appel à ce que nous sommes vraiment. Participer à des oeuvres humanitaires, faire du bénévolat.

Si vous n’y arrivez pas, que vos portes et vos fenêtres restant fermées, le mieux est alors de consulter un psychologue, mais pas n’importe lequel. Cherchez quelqu’un qui a une vision élevée de l’être humain, une vision spiritualiste. Voyez peut être aussi quelqu’un qui arrivera à faire sortir ce qui est entré dans votre subconscient. Car il est difficile de trouver ce qui ne va pas au plus profond de soi simplement par la pratique de la relaxation, par l’intériorisation des pensées ou encore par la méditation. Pourtant, rien de plus important dans les périodes de mal-être que de se demander qui on est vraiment. Et puisqu’il existe un lien avec la santé, cette pratique quotidienne de contact intérieur peut certainement contribuer à nous rendre mieux portant et aussi plus lumineux.

extrait de Pratiques de Santé n° 105 octobre 2010

 
 
 
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